SILENCE CHROMATIQUE
Cette série explore la richesse du monochrome.
C’est au travers du travail sur les volumes que le monochrome dévoile toutes ces nuances.
Un voyage entre la surface et les profondeurs, ce que l’on voit et sent et ce qui est immergé.
Les contrastes sont révélés par les volumes.
C’est un travail sur l’onde et les vibrations, de la matière et de la couleur.
Les œuvres se regroupent en trois thèmes chromatiques :
Océaniques, Telluriques, et Sylvestre.
Chacun convoque une expérience sensible :
l’abîme liquide du bleu, la chaleur de la terre et la fraîcheur du vivant.
Ces variations sont une invitation à regarder autrement le monochrome,
non plus comme une surface unique, mais comme un espace en expansion.
Le thème océanique explore la couleur bleue comme un espace de profondeur et de silence.
Ici, le monochrome n’est pas une surface figée, mais un territoire mouvant, traversé par la lumière, les reflets et les variations de matière.
Le bleu devient horizon, immersion, respiration.
Océanique ouvre la série Silences chromatiques par cette idée qu’une seule couleur peut contenir un monde.
Un monde fait de nuances.
Le thème sylvestre explore les tons de vert comme un espace de respiration et de croissance.
Ici, le monochrome devient vivant, traversé par une énergie douce et silencieuse.
Les verts ne décrivent pas la forêt, mais en évoquent la sensation : fraîcheur, profondeur, lente expansion.
Sylvestres prolonge Silences chromatiques dans une dimension organique et sensible.
Il rappelle que la couleur peut être vivante sans être figurative et que le monochrome, loin de l’immobilité, peut contenir le mouvement lent et profond du vivant.
Le thème tellurique explore la couleur comme une matière dense, chaude et enracinée.
Ici, le monochrome devient sol, relief, profondeur intérieure. Les teintes de terre dévoilent les ocres, les bruns et les orangés.
Elles ne décrivent pas un paysage précis mais évoquent une sensation d’ancrage, de chaleur et de lenteur.
Telluriques inscrit Silences chromatiques dans une dimension terrestre et sensible.
Il rappelle que la couleur peut être à la fois lumière et matière, vibration et poids, surface et profondeur.
Dans ces œuvres, le monochrome devient sol, mémoire et respiration profonde.